Pauvre, pauvre Sénateur (suite)
La semaine passée, je vous ai laissé avec une terrible grippe qui m’a empêché de finir mon histoire du p’tit vite et de sa petite amie Marie qui jouaient au bord d’un lac sans nom. Le p’tit vite, super émotif et à l’imagination débordante, a cru voir sortir du lac le monstre du Loch Ness tandis que la petite Marie s’est rapidement rendue compte que c’était tout simplement un homme « glenouille » comme elle disait .Ce faux anoure (là ,mon bon prince Serge m’a rapidement corrigé en me demandant de ne pas utiliser des mots de 2 piastres et quart :chose dite, chose faite) Donc, ce faux amphibien, en éternuant, m’a généreusement transmis sa grippe .Vous savez tous (et non pas, vous savez tout) comme ça peut être (et non pas, comme ça, peut-être!) désagréable de « pogner » une grippe dans l’temps des fêtes avec toutes les matantes Thérèse qu’on ne veut pas embrasser et les cousines(« comme t’as bien grandi ») qu’on voudrait bien, mais qu’on peut pas!)
En parlant du temps des fêtes, je me demande si je vous ai déjà raconté la fois où j’avais passé les fètes en Gaspésie, à Cap Chat plus précisément? Si oui passez à la page suivante, sinon continuez à vous farcir ma chronique (comme farcir la dinde du temps des fêtes!!!). Ça fait ben une dizaine d’années de « t’ça », dans l’temps qu’il y avait de la neige à Nowel (c’est pour pas offusquer les « différents » qui disent que leur religion ne tolère pas ça!!!) et que j’étais sur le bord d’une dépression parce que le gaz avait augmenté 4 fois dans la même journée!
Avant d’arriver à Cap Chat, v’la-t’y pas qu’une fringale de « morue sautée au beurre de peanuts » me pogne sérieusement les entrailles. J’arrête (j’ai manqué d’écrire : j’arête!) au casse-croûte « chez Rolande spécialité poutine aux fruits de mer » sur la 132 et je demande à la serveuse qui vient vers moi en souriant : « Une assiette de morue sautée au beurre de « pinottes » (je l’ai prononcé en français au cas où la madame ne parlerait pas anglais)
__ « Maleureusement, on n’en a pas…………….. »
__ « Comment ça vous n’en n’avez pas » demandais-je incrédule?
__ « Y’a pus de morue en Gaspésie monsieur!! »
Au bord d’une grande dépression, j’suis remonté dans ma Jetta et je me suis dirigé directement à la grosse église en pierres de Cap Chat, où une foule dense se pressait aux portes du temple chrétien.
_ « que se passe-t-il »que je demande curieusement à un badaud religieux (qui était aussi le bedeau religieux)?
_ « Y’ a tellement de monde qui veut voir le petit Jésus que monsieur le curé a fait installer des feux de circulation pour empêcher une émeute comme hier soir »
Après 34 minutes à me les faire geler dehors, je finis par entrer et, quand arrive mon tour, je passe droit au feu rouge et je pars saluer l’âne, Joseph, le petit Jésus, la Sainte Vierge Marie mère du petit et le bœuf. Savez quoi? Le bœuf m’a collé un ticket pour avoir passé sur un feu rouge!
C’est là que j’ai fait ma grosse dépression!!!
La semaine prochaine je vous parle du pauvre sénateur. Promis.
Votre gentil chroniqueur
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