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La réalité au-delà du battage médiatique
Nous vivons à une époque de surabondance d'information et, en tant qu'investisseur, vous n'êtes pas à l'abri du syndrome de fatigue informationnelle qui risque de vous coûter cher en croissance perdue dans vos régimes enregistrés et non enregistrés.
Vous n'avez qu'à allumer la télé, vous brancher sur Internet, lire les chroniques financières quotidiennes, hebdomadaires et mensuelles pour perdre le nord à essayer de déchiffrer la direction des marchés, de déterminer quels analystes croire, de départager les meilleurs achats des mauvais – et par conséquent, quels titres vous devriez acheter, vendre ou conserver. Le rendement à long terme de votre portefeuille pourrait donc en souffrir.
Il est clair que la surabondance d'information a une incidence sur la patience des investisseurs. En 1975, ils conservaient une action pendant cinq ans en moyenne. Aujourd'hui, on parle de 10 mois¹. De même, la période de détention des fonds communs de placement a également beaucoup diminué, de 5,5 ans en 1996 à 2,5 ans en 2002².
Le problème tient au fait qu'un nombre croissant d'investisseurs prennent des décisions de placement rapidement en s'appuyant sur de l'information ponctuelle. Ce n'est toutefois pas la meilleure façon de gérer un portefeuille, car la course aux profits entraîne des coûts élevés réels. Voici pourquoi : de 1984 à 2001, le fonds d'actions américaines moyen inscrivait un rendement composé de 11,5 % annuellement, MAIS le détenteur de fonds moyen conservait ses fonds moins de trois ans, et il n'obtenait qu'un rendement composé moyen de 4,2 %, ou seulement 37 % du rendement total à sa disposition³. Autrement dit, le détenteur de fonds américains moyen a perdu un gros 63 % de son rendement potentiel en butinant ici et là dans l'espoir d'accroître son rendement !
Par ailleurs, même si les placements individuels ou les indices boursiers connaissent des soubresauts d'une année à l'autre, à plus long terme – que ce soit de 5 à 20 ans ou plus – la volatilité est considérablement réduite et le rendement moyen demeure assez constant.
Tout compte fait, même s'il est parfois difficile de la maintenir, la meilleure stratégie consiste habituellement à éviter la tentation de transférer des placements en fonction de l'évolution à court terme du marché ou des taux d'intérêt, car c'est la durée de la présence sur le marché qui crée de la richesse.
Méfiez-vous du battage médiatique et concentrez-vous sur des attentes et des objectifs réalistes. Vous devriez avoir un plan et le suivre : assurez-vous que la répartition de votre actif convient à vos objectifs financiers à long terme et à votre tolérance au risque, et que votre portefeuille est bien diversifié par région comme par secteur d'activité.
Laisser le marché faire ses preuves est une stratégie qui a bien résisté au passage du temps, car elle fonctionne. Vous pouvez compter sur votre conseiller financier pour vous aider à bâtir un portefeuille bien diversifié qui permet d'éviter les écueils de la course aux profits et de tirer le maximum des marchés financiers d'aujourd'hui et de demain.
De toute évidence, le syndrome de la fatigue informationnelle fait des victimes. Mais il est également évident – comme nous l'ont enseigné des années de données – qu'on obtient des résultats nettement meilleurs en conservant ses placements qu'en courant après les profits.
¹DonnéesdelaNYSEetduNASDAQ
²FinancialResearchCorporation(donnéesaméricaines)
³Bogle Financial Centre (données américaines)

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