18 janvier:
Ixtapa et Zihuatanejo … un petit paradis !
Cet épisode des Aventures de Pierre et Marie est commandité par qui offre un service de guide-accompagnateurs en caravanes de 25 jours au Mexique colonial avec séjour à Puerto Vallarta avec terrain de camping garanti pour l’hiver, au gré du client. Pour information :
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À Mazatlán nous étions dans l’État de Sinaloa, à
Playa Chacala dans Nayarit, à Puerto Vallarta dans Jalisco, à Manzanillo dans
Colima et à Playa Azul dans le Michoacán. Nous sommes maintenant dans l’État
de Guerrero dont les villes les plus connues sont Acapulco, Taxco, Ixtapa et
Zihuatanejo !
Ixtapa et Zihuatanejo (prononcez: Si-wa-ta-né-ho) ne
sont séparés géographiquement que de cinq kilomètres mais sont de caractères
bien différents l’une de l’autre. Ixtapa a été créé il y a moins de 30 ans par
la Fonatur, l’Agence gouvernementale mexicaine du Développement Touristique.
Zihuatanejo, quant à elle, était une bien tranquille petite ville de pêcheurs
bien avant que ne s’érige du sable les premiers hôtels à Ixtapa. Alors que
Ixtapa gâte ses visiteurs avec ses installations et hôtels de classe
internationale, Zihuatanejo les conforte dans des traditions centenaires et a
conservé, en dépit de sa croissance importante, son cachet de grand village
relax

La baie de Zihuatanejo
Des découvertes archéologiques trouvées dans le
voisinage de Zihuatanejo ont permis d’établir que la ville était habitée aussi
loin que 3,000 ans avant Jésus-Christ ! Les Conquistadors espagnols
commencèrent à naviguer dans la Bahia de Zihuantanejo en 1527; leurs galions
passaient dans le coin non seulement remplis de soie et d’épices mais également
avec des cocotiers ramenés des Philippines. Voilà pourquoi maintenant ce genre
de palmier est si présent partout le long de la Côte Pacifique mexicaine.
Lors d’une des premières explorations espagnoles dans
la région, un officier sous le commandement de Hernan Cortés est reporté avoir
demandé à son guide d’alors quel était le nom de la place en question. En
langue Nahuatl, le guide lui aurait répondu « Cihuatlan » (place des
femmes) en référence à la société matriarcale de l’époque dont le tissage était
la principale activité. Avec les années, le mot « Cihuatlan » (on ne
prononce pas le L) a été déformé et le suffixe espagnol ‘nejo’ a été ajouté à
la fin du nom avec le résultat (Cihuatlan-Zihuatanejo) que l’on connaît
aujourd’hui.

Une multitude de voiliers ancrés dans la baie de
« Zihua » !
La croissance de Zihuatanejo a suivi de façon
parallèle celle de Ixtapa. Ses rues sont toutes pavées, soit en asphalte soit
en pavé uni, ce qui lui confère un charme tout à fait particulier. Marie et
moi sommes tombés pratiquement en amour avec ces deux petites villes totalisant
à peine 40,000 habitants. La température annuelle moyenne y est de 79°F. Si les températures estivales sont chaudes entre
80 et 92, les mois d’hiver sont très accommodants avec des températures variant
entre 70°C et 88°C.
Le complexe de 450 acres de la Marina d’Ixtapa nous
fait voir de riches villas et condominiums et des quais pouvant recevoir 622
bateaux. Surplombant la Marina, voici El Faro, une tour de 85 pieds de hauteur
nous permettant d’avoir une vue en 360 degrés de la région avoisinante. La
baie de Zihuatanejo d’une largeur de deux milles en forme d’une huître est une
des plus pittoresques au Mexique le long de la Côte du Pacifique.

El Faro à Ixtapa
À Zihuatanejo (appelée affectueusement « Zihua »
par les locaux) les plages sont tout simplement magnifiques. Les plus connues,
Playa La Ropa, Playa La Madera et Playa Las Gatas (accessible en bateau) gisent
dans de magnifiques baies où se prélassent non seulement des centaines de
bateaux et voiliers à l’ancre mais également des milliers de visiteurs venus
profiter de la chaleur clémente de son soleil .

Lire sur la plage... pendant des heures... sans
bouger...!
Les plages les plus célèbres de Ixtapa, zone
hôtelière par excellence, sont la Playa Quieta (Tranquille) et Playa Linda où
nous nous sommes installés pour deux jours mais que nous avons beaucoup de
difficulté à quitter même... après cinq jours, cette dernière bénéficiant d’une
plantation de milliers de palmiers tout juste à l’arrière de sa plage qui
s’étend sur environ un kilomètre. Au bout de la courte jetée de Playa Linda,
vous pouvez prendre un traversier pour $3 l’aller-retour qui vous
conduira en dix minutes à la Isla Ixtapa, une petite île très fréquentée par
des centaines de visiteurs et locaux à tous les jours aimant s’adonner à la
plongée en apnée (snorkeling), à la baignade quand ce n’est pas pour se faire
bronzer. Sa plage principale, Playa Cuachalalate est longée de restaurants et
de palapas.
Les autres activités d’Ixtapa englobent les deux
parcours de golf de 18-trous du Ixtapa Golf Club, dessiné par Robert Trent
Jones Jr de renommée internationale, qui s’étendent jusqu’à l’océan. Des
crocodiles habitant certains lacs du parcours vous découragent toutefois à
aller chercher…. vos balles perdues !

On ne va pas chercher sa balle perdue après un
mauvais coup frappé au club de golf....quand même!
Les zoologistes de Mexico City viennent une fois par
année et déménagent les plus gros spécimens vers le zoo de cette mégalopole de
plus de 20 millions d’habitants. Une clôture tout juste à l’arrière de la
Playa Linda nous permet d’observer ces animaux aquatiques plutôt singuliers.
Vous pouvez d’ailleurs y voir une enseigne complètement hilarante (mais vrai)
sur le côté de la rue longeant les hôtels avec un crocodile dessiné et la
mention : cruce de cocodrilo (traverse de crocodile) !!!!!!

Traverse de crocodiles à Ixtapa!
Je me demande bien si cela a un rapport avec la
disparition de petits chiens et chats au cours des dernières années ?
Les chaînes de restauration rapide style McDonald’s,
Burger King, KFC etc. sont totalement absents de la région pour des raisons
bien évidentes : les fruits de mer (homards, calmars, moules, huachinango
(red snapper) et la spécialité locale « camarones al ajo » (crevettes
à l’ail) sont mises en évidence dans tous les menus de restaurants.
Un mets traditionnel mexicain ne doit pas être oublié
lors d’une visite dans la région : le « pozole » est une
sorte de ragoût-maison (stew) bien complet ressemblant à une soupe et qui
comprend du poulet ou du porc ainsi que des morceaux d’oignons, de la laitue ou
du choux, le choix des épices étant en fonction de celui qui prépare le plat.
Les plus aventureux se laisseront peut-être tenté par des jarrets de porcs
marinés servis normalement en accompagnement ….. L’addition de piment donne au
« pozole » une présentation de trois couleurs au choix: vert, blanc
ou rouge. Le jeudi est la journée traditionnelle pour manger du pozole et avec
Marie nous allons à la plus célèbre « pozoleria » de la région chez
El Profe (Le Professeur) à quelques kilomètres au sud de Zihua, à Coacoyul qui
n’est ouvert que pour le lunch le jeudi.

Le fameux « pozole » mexicain de la région
de Zihuatanejo
Nous avons beaucoup aimé. Servi dans un gros bol en
terre cuite rouge, le contenu autant que le liquide qui compose le plat nous en
a donné incroyablement pour notre argent à 30 pesos pour la portion « grandé »
! Avec un bon Yoli à la saveur de limon, une boisson gazeuse ressemblant un
peu à notre 7Up et qui n’est disponible que dans l’État de Guerrero, vous avez
là un repas inoubliable.
La petite ville de Pétatlan est située à 35
kilomètres au sud de Zihua et son église a une bien étrange histoire. On
raconte qu’un riche propriétaire terrien désespéré par la cécité dont était
affligée sa jeune fille promis auprès d’un prêtre local de refaire à neuf
l’église si cette dernière était guérie. Quelques mois plus tard, la jeune
fille ayant recouvré la vue, le père s’acquitta de sa promesse et rénova méticuleusement
l’église locale.
Charmant, non ?
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